Bonnée année ! Le bilan de l’année 2017

Bonjour à tous!

Ça y est la nouvelle année est là! Je n’y crois pas, j’ai totalement mis le blog de côté ces derniers mois totalement prise par la vie quotidienne. Mea culpa, la bonne résolution est d’être beaucoup plus régulière! En tout cas bonne année à tous, j’espère qu’elle vous apportera tout le bonheur dont vous rêvez!

Je voulais  faire un peu le bilan de cette année car je peux avoir un peu de recul maintenant depuis mon arrivée en décembre 2016.

Cette année a donc été extraordinaire dans tous les sens du terme!

 

Quand bébé pointe le bout de son nez

Bébé couffin dessin
Bébé couffin

Concernant l’expatriation, les débuts ont été un peu mouvementés car avec l’arrivée du bébé, il a fallu s’adapter à deux nouveaux rôles, celui de maman et celui d’expatriée ce qui n’était pas une mince affaire . A certains moments j’aurais apprécié avoir mes proches autour de moi pour me conseiller avec bébé. En outre au début je restais pas mal à la maison à m’occuper de ma fille et c’était un peu la routine plan plan.

Maintenant c’est différent car je me sens chez moi à Tokyo et je n’hésite plus à mener ma petite vie tranquille ici. Tout d’abord pas de problème pour aller à droite et à gauche avec bébé, elle adore se balader ce qui rend tout beaucoup plus facile. D’ailleurs pour les déplacements fini le porte-bébé, je n’utilise que ma poussette, ma fidèle Bugaboo caméléon (bon ce n’est pas la plus petite et parfois j’ai eu des galères avec hein mais je ne m’en passe plus!). Sur ce point j’adore Tokyo car presque tout est accessible. Je peux prendre le métro assez facilement car il y a beaucoup d’ascenseurs qui le permettent (même si cela m’est arrivé de rester coincée à une station car pas d’ascenseur, j’avais l’air bien maline!). On se fait aussi pas mal de restos avec mon mari sans trop de problèmes (certains ont des chaises hautes pour bébé), le tout c’est de trouver des places non fumeurs (je trouve inadmissible que les restos soient fumeur mais c’est un autre sujet…) et de la place, dans ce cas mieux vaut y aller tôt.

You are not alone

Ensuite, et ce qui me fait vraiment plaisir, j’ai rencontré pas mal de monde ici. Je me suis fait des amies, dans la majorité ce sont des mamans avec un peu le même profil que moi.  au début je n’osais pas trop aller à des rencontres, j’étais un peu timide (du genre, qu’est ce que je vais leur raconter?!) et avec mon accent anglais j’avais peur de faire fuir les anglophones! Et finalement je me suis lancée et résultat je n’ai jamais regretté! J’ai rencontré des gens formidables avec qui je peux parler librement et partager nos points de vue et ça fait vraiment du bien! Et ça fait tellement plaisir de voir d’autres petits bébés jouer avec ma fille, même pour elle ce n’est que du bonus!

J’ai aussi fait la connaissance de mamans japonaises avec lesquelles j’ai bien accroché, cela permet d’échanger toujours plus sur nos différentes cultures.

Ma vie sociale prend donc de l’ampleur et c’est vraiment encourageant.

Le travail

Concernant le travail, pour le moment je n’ai pas du tout cherché, je n’en ai pas encore ressenti le besoin, pleinement concentrée à ma tâche de maman. Peut-être que je reprendrais cette année, je ne sais pas encore. J’aimerais déjà me renseigner sur le marché du travail japonais car j’avoue je n’ai pas du tout cherché dans ce sens.

Nihongo ga hanasemasuka?

L’apprentissage du japonais, voilà mon point noir… Je n’ai pas tellement progressé depuis que je suis arrivée… J’ai essayer d’étudier à la maison mais avec un bébé il est un peu difficile d’avoir des moments tranquilles pour se poser. Je ne désespère pas et dans l’idéal j’aimerais suivre des cours dans une école, ce m’aiderait beaucoup pour progresser.

Retour en France?

Vue de l’aéroport de Roissy CDG

Pas pour le moment, ce n’est pas prévu. Je continue de

 

m’adapter tout doucement.

A bientôt! Et cette fois-ci c’est promis, je publierais un nouvel article plus rapidement! 😉

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Le séjour à la maternité

Le jour de l’accouchement

Après la naissance de ma fille je suis restée un moment en salle de travail et ensuite je suis montée dans ma chambre vers 4 heures du matin (ma fille est restée à la nursery en observation car elle vomissait beaucoup de liquide). Je suis restée au lit mais sans succès pour m’endormir.

Ensuite vers 7 heures une infirmière est venue prendre ma tension et vérifier comment j’allais.

Bracelets bébé et maman (image Seibo Hospital)
Bracelets bébé et maman (image Seibo Hospital)

Puis à 10 heures je suis descendue en nursery pour apprendre à allaiter la petite et à  changer les couches comme il faut. Elle avait du mal à prendre le sein, à cause de ça ma fille a perdu plus de 7% de son poids, du coup on a été obligé de lui donner des compléments au biberon.

Il faut savoir qu’au Japon la grande la majorité des mamans allaitent leurs bébés et d’ailleurs tout le staff médical est très pro-allaitement. Du coup les sages-femmes conseillent bien et m’ont bien aidées car au final ce n’est pas si évident ! Au début j’avais très mal, et je souffrais à chaque fois mais avec un peu de persévérance (et de la lanoline !) tout s’est arrangé.

J’ai pu ensuite avoir ma fille avec moi dans l’après-midi qui a suivi.

L’organisation des journées 

Les journées étaient rythmées comme ceci :

  • 6 Heures prise de température du bébé, pesée du bébé ainsi que changement de vêtements. Les bébés sont habillés en kimono, assez pratique pour changer la couche !
La pesée de bébé
La pesée de bébé (image Seibo hospital)
  • Tétée, les bébés doivent manger toutes les 3 heures et il faut les réveiller s’ils dorment. Ici rien de neuf, en France c’est la même chose. Les infirmières viennent vous réveiller pour se faire mais ça va, elles viennent en douceur avec une lampe de poche!

On doit remplir une sorte de carnet de bord où tous les évènements liés au bébé sont notés. Du coup il faut marquer les heures des repas, les pipis, les cacas, les vomis…

Comme ma fille avait perdu beaucoup de poids, tous les matins elle devait subir une « prise de sang » pour vérifier son taux de sucre dans le sang. En fait ils prélèvent un peu de sang au niveau du talon et à chaque fois les résultats étaient bon.

  • 7 heures petit-déjeuner. Les repas ici sont plutôt bons. On nous demande si l’on veut des repas à l’occidental ou à la japonaise, pour ma part j’ai choisi à la japonaise. Il faut savoir quand même que les repas sont ultra light. En fait ils sont un peu obsédés par le poids (même si comme je l’ai dit dans mon précédent article je n’ai pas eu de remarques particulières à ce sujet) du coup il faut que les femmes maigrissent après l’accouchement. Heureusement mon mari, qui est un amour, m’a ramené du fromage (ouais un bon vieux camembert et du kiri !), du miel et du pain que j’ai pu grignoter (ben quoi il fallait bien que je me remette de tout ça non ?)
Repas à Seibo Hospital
Repas à Seibo Hospital
  • Ensuite à 9 heures 30 une sage-femme vient nous demander comment s’est passé la nuit, elle prends la tension et nous demande combien de fois on a été aux toilettes etc. Ici on a une sage-femme attitrée par jour, du coup toute la journée c’est la même que l’on voit et cela change tous les jours.C’est pas mal, là encore on évite d’avoir à faire avec une foule de personnes!

Elle vérifie ensuite si le bébé n’a pas la jaunisse grâce à un appareil électronique qu’elle place sur le front du bébé. Ce n’est pas douloureux et cela dure 10 secondes à peine ! J’ai aussi eu des examens sanguins ainsi que d’urine à faire mais une seule fois dans la semaine.

  • A 10 heures le médecin vient pour un examen (ce n’était pas celui qui m’avait suivie pendant ma grossesse). Autant dire que ça prend 30 secondes, il se contente de toucher le ventre et hop il est parti. J’ai été étonnée par l’âge du gynéco, il devait avoir au moins 90 ans ! Mais bon je pense que c’est habituel ici !
Déjeuner à Seibo Hospital
Déjeuner à Seibo Hospital
  • Ensuite 12 h le déjeuner.Comme expliqué plus haut, repas plutôt bon!
  • 15 h Le goûter

Hé quand même! Il s’agissait souvent d’un petit gâteau avec du thé (café si on a choisi le menu à l’occidentale).

Goûter, haricots rouge et konjac
Goûter, haricots rouges et konjac
  • 18 h le dîner

– Les visites sont autorisées de 14 heures à 20 heures. Du coup mon mari a pris deux journées et passait le soir après le travail.

Repas de gala

Le jeudi il y a eu ce qu’ils appellent le « celebration meal » en fait il s’agit de déjeuner avec les mamans qui ont accouché le même jour. C’était très sympa ! Nous étions 4 (et heureusement certaines parlaient anglais). Du coup j’ai pu apprendre qu’elles avaient toutes 3 enfants déjà, j’étais étonnée car je les trouvais jeunes ! Elles disaient aussi que ce n’était pas forcément évident avec leurs maris car ils travaillent tous très tard le soir et rentrent vers une heure du matin ! Je suis chanceuse sur ce point là.

Celebration meal à Seibo hospital Japan
Celebration meal à Seibo

Par ailleurs au Japon le premier mois qui suit l’accouchement, la nouvelle maman est toujours aidée par sa mère qui s’occupe de tout dans la maison. Du coup moi je leur ai expliqué que ben non j’allais rester seule, du coup elles étaient un peu surprises et m’ont souhaité bon courage ! Elles ont aussi discuté des places en crèches qui sont rares au Japon. Elles m’ont aussi posé des questions, d’où je venais, ce que je faisais ici etc. J’en garde un très bon souvenir.

Le vendredi j’ai également appris à donner le bain.

Infirmière Seibo hospital Japan bain
Démonstration du bain de bébé

En fait il s’agit juste d’une démonstration d’une sage-femme qui le fait sur un bébé, j’ai regretté qu’on ne puisse pas le faire chacune avec notre bébé.

On a également la possibilité d’assister à un office religieux pour faire bénir le bébé par un prêtre dans la chapelle dédiée à cet effet.

médaille Seibo hospital
Médaille de la Vierge Marie reçu après la cérénomie

Je ne suis pas catholique mais je l’ai quand même fait et finalement c’était émouvant.

Le personnel

Le personnel était sympa mais j’ai quand même des problèmes de communication avec certaines sages-femmes qui ne parlaient pas du tout anglais. J’ai été un peu déçue là-dessus car Seibo est un hôpital international donc je m’attendais à ce que tout le monde parle plus ou moins anglais. Du coup certaines fois impossible de raconter les problèmes que je rencontrais.  Je suis juste tombée une fois sur une sage-femme parlant anglais et là c’était vraiment le changement, j’ai pu discuter un peu plus et poser toutes les questions que je voulais. Le dernier jour également j’ai reçu des instructions pour le retour à la maison est une sœur (Seibo est un hôpital catholique) est venue pour me traduire le tout en français ce qui était appréciable!

Mais sinon en général je dirais que c’est un bon hôpital, en dehors de ça, le personnel est agréable.

La chambre

Comme je l’ai déjà précédemment expliqué dans mon autre article il y a des chambres collectives à quatre lits ou des chambres individuelles.

Les chambres collectives disposent de quatre lits entourés de rideaux pour un peu d’intimité. Les visites se font dans une pièce commune où il y a plusieurs tables ainsi que des distributeurs de boisson.

Les chambres individuelles sont divisées en trois groupes celles sans douche et sans toilettes, celles avec toilettes sans douche et celle avec douche et toilettes. Il va s’en dire que le tarif n’est pas le même en fonction du confort. Mon mari et moi avons choisi la chambre intermédiaire avec les toilettes mais sans douche.

Seibo international hospital -maternité- chambre partagée
Seibo international hospital -maternité- chambre partagée

La chambre était assez spacieuse avec un lit confortable. Il y avait également une table, une tv, une armoire, un meuble qui ferme à clé et un frigo. La salle de bain était spacieuse aussi et propre. Je me suis sentie à l’aise et je n’ai pas grand-chose à reprocher si ce n’est la chaleur. En effet le chauffage était réglé sur 25 degrés et il faisait vraiment super chaud. Les douches communes étaient un peu vieillottes mais sinon pas de problème.

En cas de besoin il est possible de laisser bébé plusieurs heures à la nursery ou toute la nuit si besoin.

Petit bonus, on nous à offert un kimono sérigraphié du nom de l’hôpital, plutôt sympa !

Kimono pour bébé de Seibo Hospital
Kimono pour bébé de Seibo Hospital

Le dernier jour mon bébé a été vu par un pédiatre afin de s’assurer qu’elle était assez en forme pour sortir et moi aussi j’ai vu le gynéco mais là aussi c’était super rapide ! Mais bon je n’avais qu’une hâte, rentrer avec la petite !

Je suis restée à la maternité du dimanche soir au samedi matin, c’est la norme au Japon où l’ont reste 5/6 jours en général.

Parlons de gros sous maintenant…

Au Japon la grossesse n’est pas couverte pas l’assurance maladie du coup il faut tout payer de sa poche.

Il faut savoir que beaucoup de « prestations » sont payantes.

Je voulais la péridurale et du coup il fallait ajouter 1000 yens environ pour la note. La chambre individuelle est aussi payante.

Pour moi j’ai payé presque 368, 800 yen (à peu près 3000 euros), non remboursables.

Ce qui coûte le plus bien sûr c’est l’accouchement en lui-même (frais qui ont été majorés car j’ai accouché la nuit! Quelle blague!), ainsi ce qu’ils appellent les frais d’hospitalisation du bébé (c’est un peu vague!) et la chambre aussi qui est à 15,000 Yen par jour. Le reste concerne les repas, les frais d’analyse etc.

Pour la présence du papa en salle d’accouchement, il faut aussi payer 70 euros + 30 euros pour suivre une séance de préparation à la naissance obligatoire. Cela m’a choquée car pour moi c’était évident que mon mari serait avec moi mais apparemment tout se paye!

 

Pour conclure

J’ai vraiment apprécié d’accoucher ici et je n’ai pas de regrets de ne pas l’avoir fait en France. J’ai l’impression qu’on a respecté mes souhaits lors de l’accouchement et j’en garde un très bon souvenir. Les infirmières et sage-femmes sont vraiment compétentes. Après certaines journées j’ai trouvé le temps long… C’est bien de rester 6 jours mais on s’ennuie un peu et surtout on a envie de rentrer vite à la maison! Ce dont je vais vous parler dans un prochain article!

 

J’espère que cela vous a plu!

A bientôt!

Accoucher au Japon

Après vous avoir parlé de ma grossesse, il est temps d’aborder le fameux grand jour de l’accouchement!

Le début des contractions

C’est donc arrivé un dimanche, après une sieste et quelques courses j’ai ressenti des contractions qui se sont intensifiées de plus en plus.

J’ai pris alors deux spasfon pour voir si cela passait et j’ai attendu ( on nous dit qu’il faut que les contractions soient espacées de 5 minutes). Au bout d’une heure cela ne passait pas mais elles étaient toutes les 15 minutes, du coup on a appelé l’hôpital qui nous a dit d’attendre encore 30 minutes pour être sûrs. Et oui 30 minutes après les contractions étaient toujours là.

On a donc rappelé la maternité qui nous a dit qu’on pouvait venir et on a appelé un taxi dans la foulée. Il faut savoir qu’au Japon ce n’est pas comme en France, appeler une ambulance est payant et ce n’est pas donné du tout (l’équivalent de 200/300 euros). Heureusement Seibo à un accord avec une compagnie de taxi qui prend les femmes en travail.  Le trajet à duré 30 minutes et au final on a payé 5000 yen. Arriver jusqu’au taxi a été difficile car je souffrais vraiment, mais ce n’était que le début!

L’arrivée à l’hôpital

On est arrivé à l’hôpital vers 21h45,  à l’accueil ce sont des agents de sécurité qui nous ont accueillis, car nous étions en dehors des heures ouvrables. On leur a montré le ticket de réservation de mon lit à la maternité ainsi que mon carnet de santé et hop on nous a dirigés vers le service d’obstétrique. Une sage-femme nous a reçu on lui a expliqué la situation et elle m’a alors installée pour faire un monitoring pour voir la régularité des contractions, cela devait durer 20 minutes mais au bout de 5 minutes grosse cata je me suis mise à vomir violemment et mon corps tremblait de partout. Du coup la sage-femme débarque et elle me dit que c’est bon il n’y a plus de doute le travail a bel et bien commencé.

Elle m’a alors emmenée dans une autre salle pour m’ausculter là, bonne nouvelle, elle me dit que je suis à 5 cm ! J’étais bien contente car j’avais bien douillé jusque là et je me suis dit enfin la moitié du chemin ! Ensuite on m’a installé en salle de travail, sous monitoring, où mon mari m’a rejoint. En fait c’est une immense salle où les lits sont séparés par des rideaux. J’étais seule cette nuit là, tant mieux car franchement je ne me serai pas sentie à l’aise avec d’autres personnes autour.

Le travail

Comme le travail avait bien commencé j’ai alors demandé à bénéficier de la péridurale car franchement j’avais déjà trop mal ! Et là c’est le drame… La sage-femme me dit que le dimanche dans la nuit il n’y a pas d’anesthésiste et que je ne l’aurais pas… Et là, je me suis décomposée, dans ma tête je me suis dit « c’est pas possible ! Je n’y arriverais jamais », et la sage-femme me dit « mais ne vous inquiétez pas ça va aller » et moi dans ma tête je criais « non ça va pas aller, comment je vais faire !!!! ». J’ai demandé s’il n’y avait pas d’autre solutions, la sage-femme me dit que si, il y en a, mais que ce n’est pas le top car apparemment cela à un impact sur le bébé (J’ai vérifié et en France on peut donner de la morphine sans problème et apparemment l’effet sur le bébé est vraiment mineur…). Et là je sens une autre contraction et je me dis, tant pis pas le choix maintenant il faut faire avec.

Du coup je savais quand même que la respiration était la chose à la plus importante, j’ai bien géré tout le long mais vers la fin j’ai vraiment souffert !

Accouchement - position sur le côté
Accouchement – position sur le côté

L’avantage de ne pas avoir de péridurale est qu’on bouger comme on veut. Je ne pouvais pas me tenir debout car mes jambes tremblaient mais j’ai pu m’allonger sur le côté et me retourner au besoin. Lors de mon séjour j’ai d’ailleurs vu des femmes déambuler dans les couloirs de la maternité pendant le travail sans problème.

La délivrance

Ensuite est venu le moment de la délivrance proprement dite, le bébé a alors entamé sa descente. A ce moment là il était minuit environ.

Il s’agit de la partie la plus douloureuse. Le reste c’était rien à côté. J’ai crié hein, je pense que tout l’hôpital m’a entendue !

Cela a duré assez longtemps et du coup la petite ne sortait pas et son rythme cardiaque et l’oxygène ont commencé à baisser, la  sage-femme a alors préconisé de faire une épisiotomie (elle était totalement justifiée dans ce cas précis). Le médecin est arrivé, il m’a fait une anesthésie locale et hop l’épiso, je n’ai absolument rien senti. Et là quelques minutes après ma fille est née ! Quel souvenir mémorable! Je revois encore sa petite bouille ;-)!

Kangaroo care - Peau à peau
Kangaroo care – Peau à peau

Puis hors de mon champ de vision la sage-femme a vidé les poumons et j’ai ensuite entendue ma fille crier. On me l’a ensuite brièvement présentée mais on l’a tout de suite emmenée à côté pour les premiers examens en raison de la baisse d’oxygène qu’elle a enduré. En fait cela se passait dans la même pièce à un mètre de moi et mon mari était à côté d’elle. Moi on m’a fait sortir le placenta et on m’a recousue et je n’ai toujours rien senti. Parfait!

Ensuite on m’a indiqué que les examens allaient de poursuivre sur la petite et que dès tout irait bien on me l’amènerait.

Juste après la naissance

Du coup je suis retournée en salle de travail avec mon mari, je suis restée sous surveillance pour vérifier si tout allait bien  La petite est née à une heure une du matin et ensuite j’ai un peu perdu la notion du temps après.

Kangaroo care - peau à peau
Bébé bien entouré

Je sais que je suis restée en bas un moment et ensuite on m’a emmené ma petite car tout allait bien, j’ai essayé de faire la tétée de bienvenue mais sans succès elle n’a pas voulu. En fait elle avait avalé beaucoup de liquide amniotique et vomissais beaucoup ce qui l’empêchait de bien téter. Du coup elle a été en nursery le reste de la nuit et moi je suis montée dans ma chambre vers 4 heures du matin. Comme je n’ai pas eu la péridurale, on a finalement choisi une chambre individuelle (au départ je devais avoir la péri et être en chambre partagée). Je l’ai bien mérité, je crois ! Du coup mon mari est rentré chez nous se reposer un peu et a promis de repasser l’après-midi.

 

Donc je suis arrivée à la maternité vers 21 h 30 et j’ai accouché à 1 heure du matin, les sages-femmes étaient impressionnées que ce soit si rapide pour un premier bébé. Finalement moi aussi j’ai apprécié ! Surtout sans péridurale, je ne peux pas imaginer ce que ce doit être si cela dure vraiment longtemps ! Je crois que je pourrais écrire un article entier sur l’accouchement sans péri maintenant. En tout cas j’ai une sorte de petite fierté d’avoir réussi à le faire moi qui avait tellement peur de l’accouchement et surtout de la douleur ! Finalement on peut y arriver!

Bébé couffin dessin
Bébé dans son couffin

La salle d’accouchement

Imaginer bébé
Je t’imagine mon petit cœur!

J’ai apprécié la salle car c’était vraiment une ambiance intimiste. La sage-femme a mis un CD de musique relaxante c’était agréable. Ensuite les lumières étaient tamisées ce qui m’a évitée d’être trop éblouie, elles ont juste été rallumées au moment de la délivrance proprement dite. J’ai aussi apprécié le fait qu’il y ait peu de monde. En fait deux sages-femmes se sont occupées de moi tout le long du travail ainsi qu’avant et après et ensuite une autre est venue au moment de la naissance et le gynéco est venu et est reparti, je n’ai donc vu que 4 personnes ce qui est vraiment appréciable, on évite l’effet « hall de gare ».

J’ai vraiment aimé la présence de la sage-femme qui est restée avec moi pendant le travail, elle me faisait des massages du dos et me soutenait donc c’était top ! Après bien sûr, mon meilleur soutient ça a été mon mari qui est resté du début à la fin et franchement il a été formidable ! Jamais un mot de trop, juste ce qu’il fallait. Et c’était tellement émouvant de le voir tout attendri devant sa petite fille !

Conclusion

Pour conclure je dirais que cela a été une bonne expérience et je ne regrette pas (même sans péridurale!). Je savais que la prise en charge serait bonne au niveau médical et donc tout s’est bien passé.

Ah oui j’allais oublier, j’ai reçu un petit cadeau bonus, le cordon ombilical ! C’est la tradition de le garder au Japon !

Cordon ombilical
Cordon ombilical

Par la suite je vais vous raconter, dans une 3ème partie, le séjour à la maternité.

A bientôt !

Être Enceinte Au Japon

Bonjour à tous,

Voilà je vais vous raconter un peu mon histoire personnelle, j’ai débarqué au Japon en décembre 2016 enceinte de 7 mois, mon terme étant prévu pour la mi-mars. Mon mari est japonais et du coup après des mois d’attente et des navettes entre la France et le Japon j’ai enfin pu le rejoindre à Tokyo. J’ai passé une partie de ma grossesse en France et la fin au Japon.

Cet article a pour but de vous renseigner sur le déroulement de ma grossesse au Japon ainsi que les petites différences en comparaison avec la France. Je prévois d’écrire d’autres articles plus spécifiques sur l’accouchement (partie 2), le séjour à la maternité et le retour à la maison (partie 3).

Je précise que je ne parle pas du tout japonais et que c’est mon mari qui a fait office de traducteur pour toutes les démarches.

Petite information, au Japon la grossesse dure 10 mois, on compte en fait le début des dernières règles comme le début de la grossesse.

Pour le vol jusqu’au Japon, j’ai pris un vol direct Paris-Tokyo avec Air France. Pas de problème ils acceptent les femmes enceintes même à neuf mois de grossesse, il n’y a pas de limite.

Voici donc les étapes par lesquelles je suis passées :

L’enregistrement à la mairie

Le choix de la maternité

Les rendez-vous à la maternité

Le cours pour les futurs parents

Le plan de naissance

Les frais

1) Enregistrement à la mairie

Lorsque je suis arrivée au Japon la première démarche administrative que j’ai faite est d’enregistrer ma grossesse auprès de ma mairie (Itabashi – en banlieue de Tokyo), ainsi on m’a alors remis deux carnets l’un en version japonaise et l’autre en version anglaise. Il s’agit en fait d’un carnet de santé à la fois pour la future maman et pour le bébé qui le suivra tout au long de son enfance.

 

J’ai également reçu des coupons permettant d’obtenir une réduction sur les honoraires des médecins car la grossesse n’est pas prise en charge par la sécurité sociale japonaise. C’est un carnet avec plusieurs feuillets qu’on rempli et qu’on donne à la maternité à chaque consultation.

Coupon de réduction offert par la Mairie pour la grossesse
Coupon de réduction offert par la Mairie pour la grossesse

On m’a aussi remis de la documentation sur la grossesse qui sont en japonais mais utiles.

Guides sur la grossesse et les bébés au Japon offerts par la Mairie
Guides offerts par la Mairie

Par ailleurs, ma ville offre un cadeau au choix pour la naissance du bééb et nous avons décidé de prendre le set complet pour le repas.

Set repas bébé Japon
Set complet de bébé pour le repas de la part de la mairie. Ils sont pas mignons ces petits élans?

Enfin, on m’a également donné un badge à accrocher à mon sac sur lequel est écrit お中に赤ちゃんがいます (j’ai un bébé à l’intérieur) destiné à informer les gens que je suis enceinte et à les encourager à notamment me céder leur place dans les transports.

Badge annonçant la grossesse remis par la mairie
Badge annonçant la grossesse remis par la mairie

Est-ce que cela a marché? Quelques fois mais pas souvent. Après l’avantage c’est qu’il y a des sièges réservés dans le métro et je n’avais pas de scrupule à m’y asseoir arborant fièrement mon badge! En comparaison à Paris on m’a quand même assez souvent laissé la place dans le métro où le bus quand j’y vivais. On maudit toujours les parisiens mais en fait ils sont plutôt sympas!

2) Choix de la maternité

Une question cruciale a été de choisir une maternité sur Tokyo. Comment faire? Je souhaitais qu’il y ait du personnel qui parle anglais un minimum et qui ait l’habitude des étrangers. En outre je voulais la péridurale pour l’accouchement et c’est assez rare au Japon ! Oui j’ai été étonnée, je pensais que c’était courant à peu près partout mais non ici ce n’est pas le cas. D’abord parce que cela coûte cher, ensuite car il y a toujours un peu cette idée qu’une femme doit souffrir pendant l’accouchement afin d’être plus proche de son enfant. Je pense également que la péridurale a mauvaise presse car, comme tout traitement, elle a des effets secondaires.

J’ai donc choisi Seibo International Catholic Hospital à Shinjuku car cet hôpital est, comme son nom l’indique, international, offre la péridurale et c’est celui le plus proche de chez moi. Il s’agit également d’un hôpital catholique. Des soeurs y travaillent et font également office de traductrices au besoin.  J’ai aussi lu quelques avis d’internautes intéressants qui m’ont confortée dans mon choix.

Seibo international hospital extérieurs
Seibo international hospital extérieurs

Du coup mon mari a réservé une place avant même que je n’arrive au Japon, c’est comme en France plus tôt on réserve mieux c’est.

3) Les rendez-vous à la maternité

J’ai effectué ma première visite le lundi suivant mon arrivée à la mi-décembre.

Il faut alors se peser soi-même, prendre sa tension soi-même et effectuer un test urinaire soi-même à l’aide d’appareils mis à disposition, ensuite on reporte tout dans le carnet de grossesse.

Un petit pipi dans le gobelet! (image prise par Seibo hospital)

Concernant la prise de poids j’avais entendu dire que les médecins japonais sont assez tatillons là-dessus mais je n’ai pas eu de remarques sur le sujet (et pourtant j’ai pris beaucoup!).

Ensuite, on rencontre une sage-femme avec qui on fait le bilan. Je lui ai parlé de tout le suivi fait en France ainsi que de tous les examens que j’avais déjà faits (échographies, tests pour la trisomie 21, dépistage de plusieurs maladies etc.). A noter que la toxoplasmose n’est pas un sujet ici alors qu’en France n’étant pas immunisée j’avais une prise de sang à faire tous les mois. Pareil pour la salmonellose, j’ai pu manger du poisson cru ici sans problème.

Du coup on m’a remis ma carte d’hôpital, de la documentation et le guide de la maternité en japonais et en anglais.

Couverture du guide de la maternité de Seibo International Hospital
Couverture du guide de la maternité de Seibo International Hospital

J’ai également acheté en plus un livre que Seibo édite sur la grossesse, l’accouchement et la manière de s’occuper de bébé.

Livre de la maternité de Seibo International Hospital sur la grossesse, l'accouchement et les soins à apporter au bébé
Livre de la maternité de Seibo International Hospital sur la grossesse, l’accouchement et les soins à apporter au bébé

Ensuite j’ai pu voir le gynécologue qui m’a auscultée et qui m’a fait une échographie. Une sage-femme m’a également mesuré le ventre. A chaque écho le médecin nous demande si l’on sait le sexe du bébé fin d’éviter de le révéler par inadvertance.

L’échographie à l’hôpital (image prise par Seibo hospital)

Ici on voit le gynéco à chaque visite, alors qu’en France j’avais choisi d’être suivie par une sage-femme. En outre je ne sais pas si c’est le cas de tous les hôpitaux mais ici j’ai attendu une éternité à chaque rendez-vous… Du coup pour la ponctualité «légendaire» des japonais on repassera! 😉

Toutes les visites se sont déroulées sur ce schéma, analyses à faire soi-même, rencontre avec la sage-femme et ensuite le gynécologue avec échographie à chaque fois. Les gynéco parlent en général anglais en revanche concernant les sages-femmes c’est plus aléatoire. Dans certains cas elles ont fait appel à des sœurs traductrices en français ou en anglais (j’y ai eu recours lorsque je suis allée à la maternité sans mon mari). A chaque fois on attend dans une grande salle avec les autres patientes et on nous appelle lorsque c’est notre tour.

La consultation avec la sage-femme (image prise par Seibo hospital)

J’ai trouvé que la partie examen avec le gynéco assez rapide. D’ailleurs beaucoup de femmes sont convoquées en même temps et du coup c’est un peu la chaîne. Ce n’est pas comme en France où on voit juste la sage-femme qui est a peu près à l’heure, qui vous emmène dans une salle privative et avec qui vous faites tous les examens. Ici c’est comme à l’américaine, lorsque vous voyez la sage-femme c’est au milieu d’une grande salle avec d’autres patientes autour. Pour les examens gynéco se sont des sortes de « boxes » où l’on examinée entourée de rideaux. Bref il y a un petit manque d’intimité, mais au final ma grossesse se déroulant bien cela ne m’a pas plus gênée à ce moment là.

A partir de janvier j’avais rendez-vous tous les 15 jours puis toutes les semaines en février.

J’ai eu quelques tests sanguins à faire, notamment pour la péridurale afin de vérifier si je pouvais la supporter et si mon sang coagulait bien.

J’ai également effectué un frottis à 9 mois afin de voir si j’étais porteuse du streptocoque B, mais non rien à signaler, c’est exactement comme en France.

ありがとうございます! Merci beaucoup!

J’ai aussi effectué un test pour le diabète afin de vérifier le taux de sucre dans le sang. En France il n’y en a qu’un c’est le test d’ O Sullivan mais au Japon on fait passer un autre test avant. Du coup, sans être à jeûn, on m’a demandé de boire une petite bouteille d’eau pétillante bien sucrée et on a vérifié mon taux de glucose dans mon sang une heure après. Les résultats étant bons je n’ai pas eu besoin de passer le test d’O Sullivan qui est plus contraignant.

4) Cours pour les futurs parents – parent’s class

Mon mari et moi avons assisté à un cours de «parentalité». Ce cours est obligatoire si le papa désire assister à la naissance et on lui remet un certificat prouvant qu’il l’a bien suivi.

Dans ce cours, les sages-femmes abordent le déroulement de l’accouchement et de la naissance, les moyens de supporter la douleur et comment appréhender ensuite le retour à la maison.

Image du guide de la fondation Boshieiseikenkyukai

On a aussi participé à des mini-mises en situation avec d’autres futurs parents et mon mari a aussi pu essayer un faux ventre de femme enceinte, il a alors réalisé le poids que cela représentait ! On a également appris des techniques de massages à utiliser lors du travail.

Ce cours était pas mal du tout nous n’avons pas regretté d’y avoir été, et c’était plutôt sympa de parler avec d’autres parents.

4) Plan de naissance

J’ai pu établir un plan de naissance à la maternité avec les sages-femmes. Je voulais la péridurale, je ne voulais pas trop d’interventions (je ne voulais pas être déclenchée, pas d’épisiotomie ni de manœuvre de Kristeller qui est fortement déconseillée en France mais qui est courante au Japon).

Livre de Seibo sur la grossesse, l'accouchement et les soins de bébé
Livre de Seibo sur la grossesse, l’accouchement et les soins de bébé

Au final mes souhaits on globalement été respectés. Bon au final je peux vous dire je n’ai pas eu la péridurale que je souhaitais tant mais je vais vous reparler de cela dans une deuxième partie qui concerne plus spécifiquement mon accouchement.

5) Les Frais

Concernant les frais, la grossesse n’est pas prise en charge. Cependant les coupons de la mairie ont permis de réduire les frais d’honoraires.

Il donc tout payer et notamment les consultations et également les autres examens. Par exemple, le frottis de dépistage du streptocoque B a coûté 3200 yen et le test pour le diabète gestationnel a coûté 2000 yen.

D’autres tests, que je n’ai pas faits, sont également payants. Par exemple l’amniocentèse coûte  100 000 yen (C’est énorme!).

La parent’s class a coûté 3000 yen. La présence du papa pour l’accouchement est de 7000 yen (haha oui oui il faut payer pour ça!)

Quand on voit les frais engendrés, on se rend compte de la chance qu’on a en France d’avoir une prise en charge efficace de la part de la sécurité sociale.

***

Pour finir ma grossesse s’est très bien passée et pourtant il a fallu gérer énormément de choses avec mon déménagement au Japon. Côté physique, je n’ai pas eu trop de douleurs, j’arrivais à peu près à dormir et je n’ai eu aucune nausée. C’était presque le rêve !

J’espère que vous avez apprécié cet article et on se retrouve bientôt pour la partie 2 – accoucher au Japon!

A bientôt!

 

La Vie Au Japon Avec Son Chat – Les Meilleurs Conseils

Bonjour à tous !

Neko

Comme promis, après avoir emmené mon chat avec moi au Japon, voici un article plus précis sur la vie ici avec un animal!

  1. Trouver un appartement
  2. La nourriture
  3. Les jouets
  4. La litière pour chats
  5. Le vétérinaire
  6. Faire garder son chat pendant les vacances

1) Trouver un appartement

Il est important de s’assurer que les animaux sont admis lorsque vous cherchez un logement au Japon. Effectivement la réglementation est bien différente de la France car ici les propriétaires sont libres d’accepter ou non que les locataires aient des animaux. (En France les animaux de compagnie ne peuvent pas être interdits sauf dans les locations saisonnières). Du coup cela change pas mal la donne puisque cela peut s’avérer un peu plus compliqué pour trouver un appartement.

D’abord il faut trouver le bon site qui permet de rechercher des annonces avec comme critères « animaux admis ». Evidemment si vous parlez japonais la liste des sites sera beaucoup plus importante mais il possible de trouver des sites anglophones. Par exemple ce site ou celui-ci.

Par ailleurs, il faut savoir que le choix d’appartements sera forcément plus limité. Par exemple mon immeuble n’est pas des plus récents et c’est pour ça je pense que les animaux sont admis, parce que ce n’est pas neuf.

Pour ma part j’ai pu trouver un appartement en banlieue de Tokyo, et j’ai eu la chance de ne pas payer de Key money (Reikin 礼金) en plus, juste le dépôt de garantie.

Key money (Reikin 礼金) , qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’argent en plus que l’on donne au propriétaire et qui n’est pas remboursable. En gros je lui donne de l’argent pour sa « gentillesse » de louer son appartement.Le Key money est une pratique courante au Japon en général que l’on veuille vivre avec un animal ou pas même si la tendance est de plus en plus à son absence.

Chat sur une chaise
Sokette

Cependant il faut aussi payer le dépôt de garantie qui en général correspond à un mois de loyer et qui est restitué en fin de bail s’il n’y pas de dégât de constaté.  Pour ma part j’ai payé un mois de loyer en plus car j’avais mon chat (donc 1000 euros en plus ouille!) et c’est comme en France, si les dégâts constatés dans l’appartement dépassent le montant des réparation à faire, il y a toujours moyen de réclamer l’argent dû…

Par exemple, mon proprio m’a informée que si le papier peint était abîmé je devrais payer 3000€ pour le refaire dans tout l’appart (car ils ont mis le même papier peint partout hein c’est pour l’harmonie!). Haha la blague…

Le problème c’est que oui les chats aiment beaucoup ce genre de matière très agréable pour faire ses griffes… Du coup j’ai filé au 100 Yen shop afin d’acheter des protections transparentes que j’ai placé aux endroits stratégiques, du coup mon chat ne peut pas gratter les murs.

Moyen d'éviter les griffures sur les murs dans les maisons japonaises
Protection pour les murs

J’ai aussi placé des griffoirs pour mon chat un peu partout, comme ça hop elle peut faire ses griffes souvent.

Je lui ai acheté un arbre à chat (キャットタワー 猫). A ce sujet d’ailleurs pas de problème au Japon on trouve toutes les formes à tous les prix notamment sur internet (par exemple Amazon ou Yodobashi).

Mon chat sur son arbre à chat
Mon chat perché

J’ai aussi la chance d’avoir un balcon « accessible », du coup je laisse mon chat y aller. Lorsqu’il fait soleil elle adore s’y allonger. Je pense que c’est pas mal pour les chats car ils aiment bien avoir un peu de diversion lorsqu’ils sont en appartement, du coup elle peut voir un peu se qu’il se passe dehors. J’ai juste du boucher les côtés car la miss avait tendance à lorgner du côté des voisins et je pense qu’elle aurait bien aimé leur faire un petit coucou !

Mon chat heureux au Japon
Petite bronzette au soleil

D’ailleurs j’ai l’impression que tous mes voisins ont des animaux, j’ai l’impression qu’on s’est tous rabattus sur cet immeuble pour cette raison ! J’entends parfois quelques chiens aboyer ici ou là mais ça va, en général c’est assez calme.

 

2) La nourriture

J’avais un peu peur de ne pas trouver la même nourriture pour chat qu’en France mais en fait le choix est bien plus large !

J’ai retrouvé à peu près les mêmes marques (Royal Canin, Hills, Whiskas sous le nom de KalKan, Sheba, Felix et d’autres marques plus locales telles que Mon Petit, Ciao etc.).

Nourriture pour chat : Croquettes, pâtée, snacks
Nourriture pour chat : Croquettes, pâtée, snacks

Du coup on trouve les traditionnelles croquettes et pâtées mais aussi d’autres produits inconnus en France. On trouve une sorte de pâtée sous forme de pâte que votre chat peut se contenter de léchouiller s’il n’aime pas les morceaux (et j’en connais pas mal dans ce cas !).

Moi mon chat est absolument dingue de poissons sous vide de la marque Ciao.

Poissons pour chat au Japon
Les poissons préférés de mon chat!

On trouve aussi des petits poissons entiers séchés tout prêts à être dégustés, c’est assez drôle !

Il y a aussi des petits snacks comme en France, mon chat à une préférence pour les crispy kiss de Mon Petit.

Pour les croquettes je prends Hill’s, en France, j’avais l’habitude de prendre des Royal Canin mais elles sont quand même bien plus cher ici du coup je pense que Hill’s est un bon compromis.

Croquettes Royal Canin
Nourriture pour chat au Japon
Croquettes Hill’s

 

On trouve la nourriture partout après c’est comme en France, il y a plus de choix dans les grands supermarchés ou les animaleries.

Pour mon cas j’ai un Seiyu et un Daiei juste à côté de chez moi qui me permet de trouver ce que je veux pour mon chat !

Pour les chiens j’ai aussi pu voir que l’offre était abondante aussi ! J’ai aussi vu pour les chiens des gâteaux tous frais comme à la boulangerie pour régaler leurs palais. Haha on n’arrête pas le progrès !

 

3) Les jouets

Pas de problèmes également pour trouver des jouets il y a vraiment le choix. J’en ai acheté des nouveaux pour mon chat mais bien sûr elle préfère ses vieux jouets ou même des objets qui ne sont pas des jouets (elle adore les spaghettis par exemple ça la rend dingue) enfin bref typique des chats quoi ! 😉

Arbre à chat avec jouets de chat
L’arbre à chat de Sokette avec ses jouets
Jouets pour chat

4) La litière pour chat (猫のトイレ Neko no toire)

On trouve de tout à tout les prix à peu près. Sur ce point pas de problèmes particuliers.

Moi j’ai adopté un concept de litière où il y a une grille avec des granulés dessus et en-dessous de la grille il y a un bac où l’on insère des plaquettes en carton qui recueillent l’urine. Du coup quand le chat fait pipi pas besoin de nettoyer à chaque fois, il suffit ensuite de changer les plaquettes quand elles sont pleines.

Mon chat a de suite adopté sa nouvelle litière, cela ne l’a pas perturbée d’en changer, parfait ! J’ai un chat en or 😉 !

Litière pour chat

Pour les chiens on trouve très facilement des couches et des alèses du coup je me demande comment les japonais gèrent la pause pipi de leurs chiens.

Couches pour chien

5) Le vétérinaire

C’est la grosse interrogation car je n’ai pas encore emmené mon chat chez le véto mais en discutant un peu à droite et à gauche j’ai cru comprendre que ce n’était pas donné du tout.
Du coup certaines assurances peuvent être avantageuses surtout en cas d’hospitalisation.

Mise à jour mai 2017 : Finalement j’ai trouvé une assurance pour mon chat. J’avais trouvé une première assurance qui couvrait soit à 70% soit à 100 % mais je me suis rendue compte qu’elle n’était valable que chez certains vétérinaires et malheureusement aucun autour de chez moi. Du coup j’en ai trouvé une autre, Anicom qui couvre moins bien (50% ou 70% des frais) mais je peux l’utiliser chez un plus grand nombre de vétérinaires. J’ai choisi de couvrir mon chat à 50% et j’ai payé 300 euros pour l’année. Pour le moment j’ai choisi la couverture partielle, mon chat est en bonne santé et n’est pas trop âgée, je verrais l’année prochaine si je change. En revanche il faut savoir que la vaccination n’est pas prise en charge.

Carte d'assurance Anicom Japan recto
Carte d’assurance Anicom Japan recto
Carte d'assurance Anicom Japan verso
Carte d’assurance Anicom Japan verso

 

Je précise que j’ai tout fait en japonais avec l’aide de mon mari. Il existe peut-être des assurances en anglais mais en cherchant un peu je n’en ai pas trouvé. Donc si vous avez la possibilité, demandez à quelqu’un qui parle japonais de le faire, c’est le moyen le plus simple.

Sur Tokyo il est possible de trouver quelques vétérinaires anglophones mais bien entendu la majorité ne parlent que le japonais. Du coup je pense que c’est plus simple de se faire aider par un ami qui parle japonais si l’on souhaite avoir plus de choix et notamment si l’on veut éviter de traverser tout Tokyo avec son animal ce qui n’est franchement pas pratique (même si les animaux sont acceptés dans les transports et les taxis).

Documentation Anicom Japan
Documentation Anicom Japan
  • Les vaccins

Il me semble que les chiens doivent être obligatoirement vaccinés contre la rage mais je ne suis pas sûre sur ce point.
En tout cas je sais que je vais continuer à vacciner mon chat de manière habituelle du coup je devrai faire ça en mai de cette année.

Mon chat était déjà stérilisé avant d’arriver au Japon du coup je n’ai pas eu à me préoccuper de ça.

  • Le traitement anti puces.

On trouve des produits anti-puces en supermarché et en animalerie comme en France ou l’on peut aller chez le véto pour ça, mais bien sûr le prix n’est pas le même !

Pour l’instant j’utilise toujours mon anti-puce que j’ai ramené de France, à voir par la suite les produits japonais s’ils sont aussi efficace. Je vous tiendrai au courant!

Mise à jour mai 2017 : J’ai finalement acheté des pipettes anti-puces au Japon, j’ai choisi Frontline plus de Merial. J’ai payé environ 4000 yens pour 6 pipettes donc 6 mois. Ce sont les mêmes qu’on trouve en France et pas de problème, j’ai essayé et l’effet dure environ un mois. Comme d’habitude, mon chat n’est pas ravi quand je lui mets mais au moins on est tranquilles.

Produit anti-puces pour chat

6) Faire garder son chat pendant les vacances

Comment faire lorsque l’on veut partir en vacances ? Et bien il y a comme en France ce qu’on appelle des pet sitters qui viennent garder votre animal à domicile.

Je suis arrivée au Japon à la mi-décembre et du coup je partais en vacances dans le Nord du Japon pour le nouvel an et j’avais besoin de faire garder mon chat. J’avais déjà recours à ce mode de garde en France (merci Chapacha!) donc je n’étais pas trop stressée à l’idée de la laisser à la maison mais il fallait choisir un bon petsitter. Du coup direction internet !
On trouve des petsitters employés régulièrement par une entreprise ou des pet sitters indépendants qui font ça comme job d’appoint.
La plupart des sites sont en japonais mais on trouve également des sites anglophones comme celui-ci ou encore celui-là.

Après pas mal de recherches sur le net j’ai fini par choisir Always, j’ai bien apprécié que tous les intervenants aient reçu une formation spécifique pour s’occuper d’animaux, cela m’a plus rassurée.

Always pet sitter carte de visite
Always pet sitter carte de visite

Avec eux on a le choix entre des visites tous les jours où tous les deux jours qui coûtent 2400 yen la visite. Le pet sitter passe 40 minutes avec l’animal c’est-à-dire lui donne à manger, change la litière, joue avec lui, le brosse etc. On reçoit après un compte-rendu et des photos et/vidéos par mail ou par Line et j’ai pu voir que mon chat n’avait pas l’air si malheureux sans moi (snif !).

Du coup la petsitter est venue avant le grand départ pour faire la connaissance de mon chat et faire l’état des lieux de l’appartement. On a eu un bon contact du coup je suis partie rassurée.

Always pet sitter au Japon
Always pet sitter reçu

 

Je suis restée un peu plus d’une semaine loin de mon chat mais tout s’est bien passé, j’ai pu voir que tout allait bien donc pas de souci.

 

7) Pour finir

Voilà un aperçu assez global de la vie avec un animal au Japon. Niveau finances certains aspects sont plus chers qu’en France (l’appartement et le véto) mais pour le reste c’est assez équivalent.

Mon chat et moi coulont des jours heureux en pays Nippon !

A bientôt !

Comment Emmener Son Animal de Compagnie Au Japon 2017

Bonjour,

J’aimerais vous raconter comment j’ai pu emmener mon chat avec moi au Japon. Le procédé est le même pour les chats et les chiens à quelques différences près.

Shinjuku Goen
  1. L’identification de l’animal
  2. La vaccination contre la rage
  3. La sérologie de la rage
  4. La période d’attente
  5. La notification auprès des services de quarantaine animale à l’aéroport
  6. Dernier examen clinique avant départ et formulaires à remplir par le vétérinaire
  7. La certification des formulaires par un vétérinaire « officiel »
  8. L’embarquement
  9. L’arrivée à l’aéroport
  10. Trajet jusqu’à la maison

Le process est assez long donc je vous conseille de vous y prendre vraiment à l’avance, au minimum 7 mois.

J’ai commencé les démarches en avril 2016 pour partir mi-décembre.

Un bon point est de choisir un vétérinaire qui a déjà effectué les démarches d’exportation d’un animal au Japon cela facilite la compréhension des étapes et cela rassure pas mal. J’ai eu de la chance car j’ai trouvé une vétérinaire pas loin de chez moi qui connaissait déjà tout (sur Paris).

Il faut, si possible, faire toutes les démarches chez le même vétérinaire, c’est plus simple.

Par ailleurs vos interlocuteurs au Japon sont le Animal Quarantine Service Ministry of Agriculture, Forestry and Fisheries, et le service de quarantaine à l’aéroport auquel vous allez arriver.

Pour info la quarantaine à Haneda n’est pas ouverte la nuit et les weekends du coup j’ai pris un vol en direction de Narita car cette quarantaine est ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Je vous invite à consulter la documentation sur différents sites et notamment le guide officiel du ministère de l’agriculture qui explique tout de A jusqu’à Z, il est très bien fait mais il n’est disponible qu’en anglais.

Les étapes pour emmener son chat au Japon (en anglais)

A savoir que la France fait partie de la catégorie des « non-designated regions » donc le processus est plus complexe que pour certains autres pays.

Mon chat détendu à Paris - animal de compagnie
Mon chat détendu

Nous allons donc passer en revue toutes les étapes nécessaires

 

Étape 1 : L’identification de l’animal

Il est obligatoire que l’animal de compagnie soit identifié par une puce électronique avant les vaccinations nécessaires. En effet, la puce contiendra toutes les infos utiles afin de faire entrer votre animal au Japon. La puce doit être de norme ISO, mais pas de souci en France elles sont toutes conformes. Evidemment la puce doit être lisible.

Mon chat était seulement tatoué j’ai donc fait implanter une puce électronique le 16 avril 2016, pas de problème ce n’est pas très douloureux.

Du coup la véto a établi un joli passeport européen pour mon chat.

Passeport pour animal de compagnie
Passeport pour animal de compagnie

Étape 2 : La vaccination contre la rage

C’est vraiment le point crucial de la démarche.

Le Japon exige deux vaccins contre la rage effectués à un mois d’intervalle minimum (le jour de la première vaccination est le jour 0) et dans un délai maximum d’un an (délai de validité du premier vaccin).

Du coup j’ai fait le premier en même temps que l’implantation de la puce et le deuxième le 24 mai 2016.

Je le rappelle la vaccination doit être faite après l’implantation de la puce électronique.

Le vaccin doit contenir un virus inactif (bien entendu… !).

J’en ai également profité pour faire les autres vaccins « classiques » qui ne sont pas obligatoires pour importer son chat au Japon mais c’est mieux.

Étape 3 : La sérologie de la rage

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de prélever une grosse quantité de sang afin de s’assurer que le vaccin contre la rage est bien actif.

Ce prélèvement peut être effectué le jour même de la seconde vaccination antirabique.

Ce n’est pas un moment agréable, mon chat a du rester toute la matinée chez le véto et le prélèvement dure 2 heures en moyenne. J’ai culpabilisé de lui faire subir ça mais heureusement elle est formidable, elle est restée toute tranquille et elle n’était pas du tout traumatisée.

Le prélèvement de sang est ensuite envoyé à un laboratoire spécifique (très important).

Affiche de la quarantaine animale de l’aéroport de Narita

Pour l’envoi de l’échantillon de sang il y a deux cas possibles :

  • Soit le prélèvement est envoyé directement par votre vétérinaire au laboratoire concerné,
  • Soit vous envoyez vous-même le prélèvement au laboratoire. Les différents sites internet des labos détaillent la procédure sur ce point.

Pour mon cas ma véto a directement envoyé l’échantillon au labo. D’ailleurs j’ai eu une petite frayeur car en voyant le nom du labo je ne l’ai pas trouvé sur la liste des labos agréés donc panique à bord, et en fait il s’avère que le labo français ne procède pas lui-même aux analyses mais il envoie l’échantillon à un labo en Allemagne qui, lui, est agréé par le ministère de l’agriculture japonais. Ouf !

Le résultat de l’analyse doit être supérieur à 0,5 IU/ml. Pas de problème mon chat était à 4,5 IU/ml.

Ce test est valable deux ans.

 

Étape 4 : La période d’attente

Et oui le Japon est très précautionneux, malgré le fait que l’on a un papier démontrant que l’animal est en bonne santé et que le vaccin antirabique est actif il y a un délai d’attente de 180 jours soit 6 mois à respecter.

Le jour du prélèvement de l’échantillon de sang correspond au jour 0.

Du coup cela a commencé le 24 mai 2016 pour mon matou et la fin de la quarantaine était en novembre.

Si jamais vous entrez au Japon avant la fin de ce délai, votre animal sera gardé en quarantaine jusqu’à ce que les 6 mois soient écoulés.

Sur ce point rien de spécial à faire juste à attendre. 😉

Mon chat se relaxe - animal de compagnie
Mon chat se relaxe à la maison

 

Étape 5 : La notification auprès des services de quarantaine animale à l’aéroport

Point important : au minimum 40 jours avant votre arrivée au Japon vous devez envoyer une « notification », en gros un formulaire à remplir contenant toutes les infos nécessaires au service de quarantaine à l’aéroport auquel vous arrivez.

J’avais prévu d’arriver au Japon le 17 décembre, du coup j’ai envoyé la notification le 23 octobre.

La notification peut être faite dans le délai de 6 mois d’attente, pas besoin d’attendre 180+40 jours.

La notification peut être faite de deux manières :

  • Soit vous imprimez le document,
  • Soit vous le remplissez et vous l’envoyez par mail (ou fax)

Attention il y a un formulaire pour les chats et un formulaire pour les chiens. Par ailleurs les chiens ne peuvent entrer que dans certains endroits désignés (mais pas de problème pour Haneda et Narita airports).

Voici le guide vous expliquant comment remplir le formulaire.

Vous trouverez tous ces éléments sous ce lien.

 

Pour la demande en ligne il faut aller sur ce site

Vous trouverez le guide vous expliquant tout le process pour la demande en ligne.

Vue du hublot à bord de l’avion

J’ai fait la demande en ligne, ce qui est un peu complexe c’est d’obtenir un identifiant et un mot de passe pour se connecter au service car tout est écrit en japonais et mon niveau est plus que limité. Du coup j’ai réussi tant bien que mal à créer ces identifiants pour me connecter et faire la demande.

 

Le formulaire est très complet, j’ai mis au moins une heure à le remplir car je voulais être sûre que tout était parfait.

On nous demande des informations très précises telles que le numéro de vol, le nom et l’adresse de la personne qui est destinataire de l’animal (« consignee » dans mon cas j’ai mis l’adresse de mon appartement au Japon), les dates des vaccinations ainsi que le type de vaccin et le nom du labo l’ayant produit. Par ailleurs on nous demande également le nom et l’adresse du labo ayant procédé à l’analyse de la sérologie de la rage (donc dans mon cas il s’agit du laboratoire allemand et non français). On peut également préciser les autres vaccins qui ont été faits.

Enfin on nous demande des infos plus générales sur l’animal telles que son poids, son âge, sa couleur ainsi que le type de puce implantée et son numéro.

Animal Quarantine à l’aéroport de Narita

Apparemment il est possible de ne pas renseigner de suite le numéro de vol au cas où vous n’auriez pas pris encore votre billet, mais je n’ai pas vérifié ce point car j’avais déjà réservé.

Dans tous les cas la demande est modifiable à tout moment.

 

J’ai donc envoyé ma demande par mail et j’ai eu un retour par mail de leur part dans les heures qui suivent où l’on m’a demandé d’ajouter en pièce jointe une copie de la sérologie de la rage qui avait été effectuée. Du coup je vous conseille de faire de même, de la joindre automatiquement.

Ensuite en fin de semaine on m’a gracieusement indiqué par mail que ma demande était acceptée et que tout était conforme. Du coup on m’a envoyé en pièce jointe par mail un document « approval of Import Inspection Animal » (contenant un numéro) qu’il faut garder précieusement.

Mon chat dans la chambre d’hôtel la veille du départ

Étape 6 : Dernier examen clinique avant départ et formulaires à remplir par le vétérinaire

Juste avant de partir il est nécessaire que votre animal soit examiné par un vétérinaire qui doit certifier que votre chat est exempt de rage ou que votre chien est exempt de rage et de leptospirose.

Il faut faire remplir certains documents par votre vétérinaire, form A et C.

Il faut reporter le numéro inscrit sur le « approval of Import Inspection Animal » sur chaque form. En bas de chaque « form » il y a une case « official governement stamp » qui sera remplie par un vétérinaire « officiel » de l’état français (je ne sais pas trop comment on peut l’appeler) (voir étape n°8).

J’ai rempli moi-même le form A et ma véto a rempli les autres « form » jusqu’au point C 2 qui sera également rempli par le vétérinaire « officiel ».

Il ne faut pas utiliser d’encre effaçable et de blanc. Les infos contenues dans les formulaires doivent correspondre à ce que l’on a renseigné dans la notification que l’on a envoyée précédemment.

Le vétérinaire peut également établir un certificat sanitaire international pour le transit des animaux de compagnie, ce n’est pas expressément demandé mais je trouve que c’est une garantie supplémentaire.

Vue sur la piste de décollage

Concernant le délai entre la visite et le départ au Japon, sur le site internet du ministère de l’agriculture japonais il est indiqué que l’examen doit avoir lieu 48 heures avant le départ. Cependant la quarantaine de Narita m’a indiqué que l’examen devait être fait dans les 10 jours avant le départ.

 

Du coup j’ai été chez ma véto le vendredi d’avant mon départ soit une semaine avant (je partais le 17 décembre).

Elle a examiné mon chat et établi et rempli les docs nécessaires sans problèmes.

 

Étape 7 : La certification des formulaires par un vétérinaire « officiel »

Qui est ce fameux vétérinaire ? Il s’agit d’un vétérinaire de la direction départementale de la protection des populations.

Vous trouverez la liste de toutes les DDPP par département.

 

Du coup dans mon cas c’est à Paris, rue Froissart dans le 3ème. Il faut prendre RDV à l’avance. Je vous conseille d’appeler longtemps avant pour avoir le choix du créneau horaire. La certification des documents est totalement gratuite.

Un point intéressant, la quarantaine à Narita m’a informée que certains départements en province n’acceptaient pas de certifier des documents en anglais. Du coup il m’ont envoyé par mail en pièce jointe avec le « approval of Import Inspection Animal » les forms écrit en français et anglais au cas où.

Pour mon cas je n’ai utilisé que les formulaires en  anglais car sur Paris il n’y a pas de problème.

Mon chat dans le placard de la chambre d’hôtel

Du coup voilà comment ça s’est passé :

Je suis arrivée de bon matin à la DDPP de Paris et je n’ai pas attendu du tout, la véto m’a reçue de suite.

Du coup j’ai ramené tous les papiers possibles et imaginables (passeport, original de la sérologie antirabique, le « approval of Import Inspection Animal », les forms à remplir, le certificat sanitaire et la carte d’identification de mon chat.

La véto a tout vérifié scrupuleusement (elle a également vérifié l’agrément de ma véto qui a suivi toutes les démarches, et là petit moment de flottement en raison du nom de jeune fille/femme mariée de ma véto mais au final pas de souci). Du coup elle a apposé un tampon officiel en bas de chaque form et a rempli la partie C 2 laissée vide. Elle a fait de même avec le certificat sanitaire international ainsi que le résultat d’analyse de la sérologie antirabique. Elle était très sympa et tout s’est bien déroulé. Je suis sortie soulagée, ça y est j’avais tout les papiers !

J’ai envoyé par mail tous les documents (« approval of Import Inspection Animal », les forms dument remplis, le certificat sanitaire international ainsi que le résultat de la sérologie) à la quarantaine de Narita afin d’être sûre que tout était conforme. J’ai reçu une réponse quelques heures plus tard me disant que tout était OK. Parfait !

 

Étape 8 : L’embarquement

La réservation du billet d’avion + achat caisse de transport+prendre l’avion avec un chat

La caisse de transport pour voyager en avion
La caisse de transport pour mon chat
La caisse de transport pour voyager en avion - vue de côté
La caisse de transport pour mon chat

Emmener un chat en avion est un peu stressant mais c’est tout à fait possible!

Je vais parler du cas d’Air France car c’est la compagnie que j’ai choisie pour voyager.

Il est possible de réserver un vol en ligne d’abord pour soi, ensuite il faut appeler le service client d’Air France dans les 48 heures suivant la réservation pour réserver une place pour son animal.

Je vous mets le lien avec les informations sur ce sujet.

Ensuite concernant le « choix » de la cabine ou de la soute, tout dépend du poids de l’animal.

Si l’animal et la caisse de transport pèsent au maximum 8 kg, alors l’animal peut voyager avec vous en cabine, en revanche si l’animal et la caisse font plus dans ce cas direction la soute !

C’est ce qui s’est passé pour moi car ma minette est bien en chair avec ses 7,5 kg et avec le poids de la caisse je dépassais les 8 kilos…

 

J’ai réservé un vol sur Air France le 23 octobre. J’ai réservé une place pour moi en ligne et j’ai ensuite appelé pour réserver la place pour mon chat.

On m’a alors demandé le poids de l’animal et donc là on m’a bien informé qu’elle voyagerait en soute. Du coup on m’a spécifié les recommandations concernant la caisse de transport que je devais utiliser. En effet les normes sont strictes de ce point de vue là (normes IATA). Du coup ce que j’ai fait c’est que j’ai acheté la caisse directement sur le site d’Air France pour être sûre. Je voulais prendre la plus petite caisse mais l’hôtesse m’a dit que ça n’irait pas à cause du poids de mon chat et j’ai du prendre la taille au-dessus catégorie « chien ». J’espère que mon chat n’a pas été vexé ! La caisse vide en elle-même pèse 5 kilos, avec mon chat ça fait 12,5 kg. Ouch mes bras s’en souviennent encore !

Vue de l’hôtel à l’aéroport de Roissy-CDG

Concernant le prix, que ce soit en soute ou en cabine c’est 200 euros le billet pour l’animal. Ça peut être avantageux en fonction du poids de l’animal car je sais que d’autres compagnies japonaises facturent au poids et cela peut grimper très vite.

Du coup on peut payer soit en ligne avec un lien envoyé après l’appel soit directement par téléphone avec une carte bancaire. Ensuite on reçoit par mail avec pour objet « Air France : bon pour service divers » contenant en pièce jointe ladite réservation pour votre animal.

Air France demande à ce qu’un document spécifique « conditions d’acceptation d’un chien ou d’un chat en soute » soir rempli et présenté lors de l’embarquement (enfin théoriquement car moi on ne me l’a pas demandé…) :

J’ai par ailleurs appelé Air France quelques jours avant mon départ pour être sûre que mon chat avait bien sa place à bord et oui pas de problème à ce niveau-là.

L’embarquement à bord
Conseils : A savoir que je n’ai pas donné de calmant à mon chat, la véto m’a dit que ce n’était pas la peine et certaine fois cela peut être dangereux car il y a le stress du voyage et les effets cumulés du médicament qui peuvent ne pas être bons.

Elle m’a aussi suggéré de lui donner de la pâtée plutôt que des croquettes la veille et le matin afin de mieux l’hydrater. Sinon pas besoin de la mettre à jeûn, des repas normaux suffisent.

Elle m’a indiqué que je pouvais mettre sa couverture préférée dans la cage avec une ou deux alèses.

Pour le trajet jusqu’à l’aéroport elle m’a aussi recommandé de couvrir la cage car les chats stressent beaucoup lorsqu’ils voient ce qu’il se passe. Du coup j’ai sacrifié un plaid en faisant un trou pour la poignée de la caisse et pas de problème, elle est restée calme jusqu’à l’aéroport.

Enfin elle m’a conseillé de vérifier si elle faisait bien pipi après l’arrivée car elle m’a dit que les chats peuvent faire des infections urinaires lorsqu’ils se retiennent trop longtemps d’uriner (pas de problème à ce niveau là).

 

Direction Tokyo!

Voici les papiers nécessaires pour embarquer :

  •  Le passeport de l’animal
  • Les 4 pages du formulaire « form » (en original) certifiés par la DDPP
  • L’« approval of Import Inspection Animal » que vous a envoyé la quarantaine de l’aéroport au Japon
  • Les résultats de la sérologie de la rage (original)
  • Le certificat sanitaire international (facultatif mais c’est un gros plus).
  • Pour Air France le document « conditions d’acceptation d’un chien ou d’un chat en soute » si nécessaire.
  • J’ai imprimé la réservation du billet pour mon chat, en principe ce n’est pas utile car la réservation de sa place est incluse avec la vôtre.

 

Ensuite concernant l’embarquement il faut s’enregistrer au comptoir et déposer son animal au service des bagages hors format.

 

Dans mon cas, le départ de mon vol était prévu à 13 heures 30, l’hôtesse d’Air France m’avait conseillé de m’enregistrer à 11 heures et 30. Je suis donc arrivée à l’heure sauf qu’en fait le vendredi 17 décembre c’était jour de grand départ en vacances et il y avait une queue inimaginable. Il y avait des gens partout et je ne savais pas trop où je devais aller. J’ai donc demandé à une hôtesse qui m’a indiqué un comptoir spécifique et après 40 minutes de queue on me dit que je ne suis pas au bon comptoir… ! Du coup j’ai été obligée d’aller voir un autre steward pour lui demander où était le bon comptoir et après un bon coup de râlage j’ai pu passer en priorité à un autre comptoir d’enregistrement. Effectivement je ne l’avais pas trouvé car c’était un comptoir d’enregistrement pour les vols vers Tel Aviv… Pas évident n’est-ce pas ?

Enfin, arrivée là, le monsieur à l’enregistrement a pesé mes bagages et mon chat et a posé une étiquette à bagage sur la caisse de transport. (Steward sympa car mon bagage dépassait la franchise autorisée mais il ne m’a pas fait payer, merci !).

Ensuite, direction le service des bagages « encombrants » ou hors format. J’ai demandé plusieurs fois mon chemin car ce n’était pas indiqué et j’étais un peu perdue mais finalement j’ai fini par le trouver.

Et là ce fut la séparation… Temporaire bien sûr. Les hôtesses et stewards étaient très sympas, ils m’ont posé des questions sur mon chat etc. Ensuite ils ont posé des fermetures spéciales sur la caisse pour être sûrs que rien ne bouge. Puis ils ont mis mon chat sur un chariot avec d’autres animaux à embarquer et là j’ai été émue de voir mon petit chat partir loin de moi sans trop qu’on sache comment ça allait se passer.

Ensuite j’ai passé tous les contrôles, seule et j’ai embarqué. Le vol s’est très bien passé mais j’ai beaucoup pensé à mon chat et j’espérais revoir bientôt.

 

Étape 9 : L’arrivée à l’aéroport

Je suis donc arrivée samedi matin vers 10 heures à l’aéroport de Narita. Je m’étais renseignée et mon chat devait m’attendre à côté du tapis où je devais récupérer mes bagages.

Et là petit moment de confusion, je ne la trouvais pas et en fait les agents l’avaient laissée à côté du tapis avoisinant ouf ! Je me suis précipitée vers elle pour voir si tout allait bien et oui à part un peu de bazar dans sa caisse, pas de problème elle était en forme ! J’étais vraiment rassurée.

Mon chat à l'arrivée au Japon - animal de compagnie
Mon chat à l’arrivée au Japon

Il faut ensuite se diriger vers la quarantaine animale, il y en a deux et une était fermée ce matin là mais pas de problème l’autre était ouverte.

La quarantaine à l’aéroport de Narita

Deux employés (forts sympathiques) étaient là et j’imagine qu’il n’y a pas souvent foule ici. J’ai sorti tous les documents nécessaires pour leur montrer. Le petit moment drôle est quand ils ont essayé de prononcer le nom de mon chat, rien à faire il n’y arrivaient pas. 😉

Ensuite on s’est dirigé en arrière-salle avec l’un deux pour examiner mon chat.

Mon chat n’est pas du tout agressif mais elle n’avait pas vraiment envie de se faire tripoter, j’ai donc aidé le véto à l’examiner (les dents, les yeux, le ventre etc.). L’examen est sommaire c’est juste pour vérifier si tout va bien. D’ailleurs lorsqu’il a vérifié son ventre il m’a dit « ha mais je crois qu’elle est un peu comment dire ? Enrobée non ? » J’ai bien ris car oui oui effectivement ce n’est pas un poids plume…

Il m’a conseillé de lui donner de l’eau avant de quitter l’aéroport car j’avais quand même de la route jusqu’ à la maison. C’est ce que j’ai fait mais elle n’y a pas touché.

Mon chat à l'arrivée au Japon 3 - animal de compagnie
Mon chat à l’arrivée au Japon

Après nous sommes retournés au guichet, il a révérifié tout les papiers et une fois toute en ordre il m’a délivré un document « import quarantine certificate for animals under the rabies prevention laws » signé et tamponné par ses soins.

Ca y est ! C’est terminé ! Mon chat est officiellement autorisé à entrer au Japon ! Ouf quelle aventure !

 

Petit point, j’ai lu dans le guide concernant l’importation d’animaux de compagnie que les chiens peuvent être choisis aléatoirement afin de subir un prélèvement de sang pour s’assurer qu’ils n’ont pas la rage, mais je n’en sais pas plus.

 

Étape 10 : Trajet jusqu’à la maison

Ce n’est pas vraiment une étape mais bon, nous avons pris le Skyliner pour rejoindre Ueno, les animaux y sont admis. Comme la caisse de mon chat était énorme nous l’avons casée à l’entrée de la voiture dans les emplacements à bagages.

Ensuite nous avons pris le métro, pas de problème aussi, les animaux en cage sont admis. Le seul point noir est qu’il faut déambuler dans les couloirs et franchement se trimbaler la caisse du chat (sans roues hein !) et les bagages c’est quand même super compliqué. D’ailleurs  à l’arrivée, la station de métro étant à 10 minutes à pied de la maison nous avons pris un taxi. La caisse ne rentrait pas dans le coffre donc hop, le chat à l’arrière avec nous !

Et là enfin ! L’arrivée à la maison ! Libération du chat après des heures interminables enfermée dans sa caisse ! Elle s’est très vite adaptée à son nouveau foyer et depuis est très heureuse ici.

Je prévois de faire un autre article sur le coût moyen d’un chat au Japon (budget nourriture etc.).

 

Mon chat se repose - animal de compagnie
Mon chat se repose après toutes ses aventures!

Coût

Et oui parlons du coût de tout ce processus car ce n’est pas gratuit.

Concernant les frais de véto voici de que j’ai payé :

  • 1ère visite chez le vétérinaire (passeport + puce + 1ère injection du vaccin antirabique) : 170 euros
  • 2ème visite un mois plus tard (rappel du vaccin + prélèvement sanguin) : 96 euros
  • Analyse du sang par le laboratoire : 127 euros
  • Dernière visite chez le vétérinaire avant le départ 47, 40 euros
  • Billet d’avion pour mon chat 200 euros
  • Achat d’une boîte de transport 116 euros

Ce qui nous fait un total de 756 euros 40. Après j’imagine que concernant le vétérinaire les tarifs sont moins élevés qu’à Paris.

Et tout cela sans compter que j’ai laissé mon appartement le dernier jour (j’ai déménagé au Japon) et j’ai donc passé la dernière nuit avant mon départ dans un hôtel près de l’aéroport ce qui m’a aussi coûté un bras…

 

En tout cas je ne regrette pas, je ne me voyais pas partir sans emmener mon chat qui vit avec moi depuis 3 ans et quand je vois qu’elle est si bien maintenant je me dis que j’ai bien fait !

 

Pour terminer

Je dirai donc que toutes les démarches sont assez longues certes mais c’est tout à fait faisable, il suffit de s’y prendre à l’avance et d’être bien organisé.

Après il faut savoir qu’au Japon les animaux ne sont pas acceptés dans tous les appartements, il convient donc de bien se renseigner à l’avance, d’ailleurs je parle de ce point précis dans un autre article.

 

Voilà pour les chat-ventures de mon matou !

Bonjour! Je Vais Bientôt Déménager Au Japon Avec Mon Chat!

Bonjour à tous!

Je suis heureuse de partager ma vie avec des gens à travers le monde!

Je vis actuellement à Paris, je suis française et j’ai 32 ans et je vais bientôt déménager au Japon avec mon chat!

J’ai juste commencé les démarches pour déménager mais je souhaiterais partager mon expérience sur le fait de vivre à l’étranger comme expatriée.

J’ai déjà été au Japon deux fois et j’y retourne bientôt une troisième fois.

J’apprends le japonais depuis un an mais je suis toujours débutante. Ce n’est pas toujours facile d’étudier après le travail mais les efforts paient toujours.

Je souhaiterais également vous parler des différences culturelles entre la France et le Japon et notamment sur le fait de vivre en couple avec un japonais :-).

A bientôt tout le monde!